


Cosmo Vitelli est le directeur d’un cabaret de seconde zone de la banlieue de Los Angeles. Il a des dettes de jeu et doit beaucoup d’argent à la mafia. Les gangsters lui proposent de s’acquitter de sa dette en tuant un bookmaker concurrent chinois...
« En deux images, John Cassavetes, poète baudelairien étourdi par les vertiges de la ville, a résumé la tragédie dont il va filmer l’inexorable déroulement. C’est à un crépuscule qu’il nous convie: celui d’un Sisyphe des bas-fonds qui entame une irrésistible descente au tombeau. La caméra, très mobile, poursuit ces proies du destin. De cette magie du style naît un film, une observation fraternelle et émouvante de quelques individus déchus à l’aube de leur grand sommeil. »
Jean-Luc Douin, Télérama, 12 avril 1978
Cosmo Vitelli owns a second-rate strip joint in the suburbs of Los Angeles. He has gambling debts and owes a large sum of money to the mafia. The mob suggests that he settles his debt by performing a hit on a rival Chinese bookie.
“John Cassavetes, that Baudelairean poet intoxicated with the city, summed up the inexorable tragedy he films in two images. He invites us to watch a setting sun: that of a low-life Sisyphus who begins an unstoppable descent into the grave. The highly mobile camera hounds these victims of fate. From this magical style emerges a film, a brotherly and moving observation of a handful of faded individuals at the dawn of their big sleep.”