Scénario Musidora
Production Musidora
Source Yvon Dupart / restauration CNC – Archives françaises du film
Avec La Tierra de los toros, Musidora invente un nouveau genre cinématographique alors inédit : le documentaire-fiction. Décrivant en images la vie des élevages de taureaux de corrida en Andalousie, sur le domaine même du torero-rejoneador Antonio Cañero, son compagnon de l’époque (1922), Musidora tient le rôle d’une journaliste-enquêteuse. Elle s’implique dans la vie locale avec humour et dérision, se déguise, tient plusieurs rôles, n’hésite pas à entrer dans l’arène… « Je suis d’une fierté indescriptible car on ne pourra pas me dire que je me suis fait remplacer dans les scènes où notre sexe peut commencer à dire : non ! Ce qui pourra, dans l’avenir, nous assurer peut-être un droit de vote. Sait-on jamais ? » (Cinémagazine 11 avril 1924).
Ce film était conçu pour faire partie d’un spectacle présenté en tournée, en Espagne comme en France. À l’issue de la projection, Musidora intervenait alors comme chanteuse et danseuse. Ce documentaire-fiction est composé de cinq tableaux : La Vie d’un ganadero, la veille d’une corrida ; La Corrida, le rejoneador ; La Laide ; Métamorphose ; Épilogue.
Louis Feuillade était un homme méridional. Il est né à Lunel en 1873 et il fut formé au sein de collèges et de séminaires dont les pères Lazaristes. Cette formation exigeante, sinon rigoriste lui conféra un certain conservatisme idéologique. Dès les premières...
Un siècle ! Il aura fallu un siècle de cinéma, depuis sa première apparition, le 3 décembre 1915, dans le troisième épisode des Vampires de Louis Feuillade pour que Jeanne Roques – Musidora soit reconnue ici, à La Rochelle, comme une cinéaste à part entière,...
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La Tierra de los toros
Musidora
Espagne/France — documentaire — 1924 — 44min — noir et blanc — muet
Avec La Tierra de los toros, Musidora invente un nouveau genre cinématographique alors inédit : le documentaire-fiction. Décrivant en images la vie des élevages de taureaux de corrida en Andalousie, sur le domaine même du torero-rejoneador Antonio Cañero, son compagnon de l’époque (1922), Musidora tient le rôle d’une journaliste-enquêteuse. Elle s’implique dans la vie locale avec humour et dérision, se déguise, tient plusieurs rôles, n’hésite pas à entrer dans l’arène… « Je suis d’une fierté indescriptible car on ne pourra pas me dire que je me suis fait remplacer dans les scènes où notre sexe peut commencer à dire : non ! Ce qui pourra, dans l’avenir, nous assurer peut-être un droit de vote. Sait-on jamais ? » (Cinémagazine 11 avril 1924).
Ce film était conçu pour faire partie d’un spectacle présenté en tournée, en Espagne comme en France. À l’issue de la projection, Musidora intervenait alors comme chanteuse et danseuse. Ce documentaire-fiction est composé de cinq tableaux : La Vie d’un ganadero, la veille d’une corrida ; La Corrida, le rejoneador ; La Laide ; Métamorphose ; Épilogue.
Dans nos archives...
Textes
Dominique Païni (essayiste et commissaire d’exposition) — 2015
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Louis Feuillade était un homme méridional. Il est né à Lunel en 1873 et il fut formé au sein de collèges et de séminaires dont les pères Lazaristes. Cette formation exigeante, sinon rigoriste lui conféra un certain conservatisme idéologique. Dès les premières...
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Musidora, soleil et ombres
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