Scénario Jacques Tati, Jacques Lagrange, Jean L’hôte
Image Jean Bourgoin
Musique Frank Barcellini, Alain Romans
Montage Suzanne Baron
Production Specta Films, Gray-film, Alter Films, Film del Centauro, Cady-films
Source Carlotta Films Pour les Films de Mon Oncle
Interprétation
Jacques Tati, Jean-pierre Zola, Alain Bécourt, Lucien Frégis, Dominique Marie, Betty Schneider, André Dino, Pierre Étaix
Monsieur et madame Arpel habitent une villa moderne et luxueuse où ils mènent une existence monotone et aseptisée, dans laquelle jeu, hasard et humour n’ont aucune place. Leur fils Gérard s’y ennuie terriblement, jusqu’à ce que fasse irruption dans cet univers trop bien agencé son oncle et frère de sa mère, monsieur Hulot, un personnage rêveur et bohème, décalé et inadapté. Sa fantaisie est alors mal vécue par son entourage, d’autant plus qu’il devient rapidement un modèle pour le fils de la famille.
Prix spécial du Jury Cannes 1958 – Meilleur Film en langue étrangère Oscars 1959 – Meilleur Film français Syndicat français de la Critique de cinéma 1959
« Je prends la liberté d’attirer votre attention sur un point à propos duquel il y a une certaine confusion, je veux parler de la version anglaise de Mon oncle. Il ne s’agit pas, comme on l’a rapporté, d’une version doublée, mais d’une version anglaise originale, dans laquelle les mêmes acteurs ont été utilisés. J’attache une importance considérable à cette distinction pour plusieurs raisons. Une première raison est ma forte répugnance personnelle envers le doublage de mauvaise qualité, qui n’est généralement qu’un expédient répondant à des raisons purement commerciales. Une autre raison est l’importance que nous avons attachée à l’agencement de la couleur, du détail et du son. Nous avons voulu que rien ne puisse distraire de l’effet d’ensemble, et c’est pour cela que, dans certaines scènes du vieux quartier, nous avons délibérément conservé le son des voix françaises dans la version anglaise. Toute autre manière de procéder aurait paru artificielle. »
Lettre de Jacques Tati au New York Herald Tribune, 16 novembre 1958
Selon lui, le secret serait de se laisser vivre. Une manière de faire. Un art. Voilà dans ces images de cinéma, ses rêves, sa fiction, un manifeste de la simple réjouissance : la vie comme un dimanche, un jour de kermesse, un éloge de l'état de vacance....
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Mon oncle
Jacques Tati
France/Italie – 1958 – 1h56 – fiction – couleur
Jacques Tati, Jean-pierre Zola, Alain Bécourt, Lucien Frégis, Dominique Marie, Betty Schneider, André Dino, Pierre Étaix
Monsieur et madame Arpel habitent une villa moderne et luxueuse où ils mènent une existence monotone et aseptisée, dans laquelle jeu, hasard et humour n’ont aucune place. Leur fils Gérard s’y ennuie terriblement, jusqu’à ce que fasse irruption dans cet univers trop bien agencé son oncle et frère de sa mère, monsieur Hulot, un personnage rêveur et bohème, décalé et inadapté. Sa fantaisie est alors mal vécue par son entourage, d’autant plus qu’il devient rapidement un modèle pour le fils de la famille.
Prix spécial du Jury Cannes 1958 – Meilleur Film en langue étrangère Oscars 1959 – Meilleur Film français Syndicat français de la Critique de cinéma 1959
« Je prends la liberté d’attirer votre attention sur un point à propos duquel il y a une certaine confusion, je veux parler de la version anglaise de Mon oncle. Il ne s’agit pas, comme on l’a rapporté, d’une version doublée, mais d’une version anglaise originale, dans laquelle les mêmes acteurs ont été utilisés. J’attache une importance considérable à cette distinction pour plusieurs raisons. Une première raison est ma forte répugnance personnelle envers le doublage de mauvaise qualité, qui n’est généralement qu’un expédient répondant à des raisons purement commerciales. Une autre raison est l’importance que nous avons attachée à l’agencement de la couleur, du détail et du son. Nous avons voulu que rien ne puisse distraire de l’effet d’ensemble, et c’est pour cela que, dans certaines scènes du vieux quartier, nous avons délibérément conservé le son des voix françaises dans la version anglaise. Toute autre manière de procéder aurait paru artificielle. »
Lettre de Jacques Tati au New York Herald Tribune, 16 novembre 1958
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Table ronde autour de l'œuvre de Jacques Tati
Table ronde autour de l'œuvre de Jacques Tati, dans le cadre de la rétrospective qui lui est consacrée
— Dimanche 30.06.2002
Textes
Macha Makeïeff — 2002
L'insolent géomètre
Selon lui, le secret serait de se laisser vivre. Une manière de faire. Un art. Voilà dans ces images de cinéma, ses rêves, sa fiction, un manifeste de la simple réjouissance : la vie comme un dimanche, un jour de kermesse, un éloge de l'état de vacance....
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