L’Écrit et l’Écran Hommage de Danielle Jaeggi de Jonathan Glazer de Jean-Daniel Verhaeghe de Maurice Failevic de Peter Brook de Maurice Failevic de Louis Malle de Milos Forman de Nagisa Oshima

Hommage : Jean-Claude Carrière

L’Écrit et l’Écran

Par Jean-Paul Rappeneau

Comment fait-il? On se pose la question. Comment fait Jean-Claude Carrière pour publier chaque année un ou deux livres, quelquefois trois, écrire plusieurs scénarios et voler au secours de beaucoup d’autres en difficulté? Comment fait-il pour être aussi, selon les jours, auteur dramatique, traducteur, poète, essayiste, chroniqueur, parolier, dessinateur, acteur parfois, et rester… malgré tout un grand voyageur? A-t-il un secret pour allonger le temps? Non, il le gère à sa façon, curieux de tout, passant calmement d’une activité à une autre avec un pouvoir de concentration immédiat. Si vous avez rendez-vous avec lui à neuf heures du matin pour travailler, soyez sûr qu’en arrivant il retirera sa montre et la posera sur la table. Puis il décapuchonnera son stylo et à neuf heures cinq il aura déjà écrit une phrase.

Je me souviens d’une matinée de travail quand nous adaptions ensemble le Cyrano d’Edmond Rostand. À onze heures et demie ce jour-là, Jean-Claude s’est levé et a remis sa montre, un autre rendez-vous l’attendait. C’était prévu, hélas. Mais, déçu de le voir partir, je l’accompagne dans la rue. Nous continuons à parler de la scène en cours, je griffonne en marchant sur des feuilles que j’ai emportées. Nous traversons le Quartier Latin, arrivons à l’Observatoire de Paris, là est son rendez-vous. Discutant toujours des malheurs de Cyrano, nous grimpons un escalier. Jean-Claude pousse une porte et entre dans un bureau où l’attendent deux astrophysiciens, Jean Audouze et Michel Cassé avec qui il écrit un livre: Conversations sur l’invisible. Il me les présente, s’assied en face d’eux à la table et, de la même façon qu’en arrivant chez moi trois heures auparavant, il retire sa montre et décapuchonne son stylo. En un instant, je le vois passer des alexandrins d’Edmond Rostand au Big Bang et à la fuite des galaxies!

J’ai quitté le bureau sur la pointe des pieds, mais la journée de Jean-Claude n’était pas finie. Le lendemain il m’a dit qu’après sa séance d’astrophysique à l’Observatoire il était allé rejoindre Peter Brook pour les répétitions du Mahabharata qu’ils allaient reprendre aux Bouffes du Nord. Je ne lui ai pas demandé ce qu’il avait fait dans la soirée…

On ne s’étonne plus quand on sait cela de l’extraordinaire diversité de sa filmographie. Son amour du cinéma, son habileté scénaristique née au contact de Jacques Tati et de Pierre étaix se sont très vite combinés avec son goût pour les voyages. Combien de fois Jean-Claude a-t-il sauté dans un avion pour rejoindre le grand Luis Buñuel à Mexico, ou en Espagne dans les paradors qu’ils affectionnaient pour y travailler? Ce furent les débuts de ses zigzags sur la planète cinéma, de ses envols multiples vers des metteurs-en-scène de tous pays. Certains étaient ses amis, d’autres le connaissaient à peine mais l’attendaient fébrilement dans des villes lointaines comme on attend un médecin urgentiste. Leurs noms se mêlent en désordre, aussi différents que possible les uns des autres: Forman, Ferreri, Wajda, Babenco, Carlsen, Schlöndorff, Oshima, Glazer, Saura, Kaufman, Haneke, Wayne Wang, et Godard, l’étranger de l’autre côté du lac…

En France aussi, la liste est longue. Je vous en fais grâce, d’autant que j’y figure. Jean-Claude a signé le scénario de deux de mes films, mais il fut le consultant caché de tous les autres. Sait-il à quel point je lui en suis reconnaissant?


Jean-Claude Carrière, l'enchanteur

Résumé

Écrivain, conteur, dramaturge, scénariste, acteur, voyageur… Jean-Claude Carrière explore inlassablement tous les univers. Dans la maison familiale de son village natal à Colombières-sur-Orb, dans l'Hérault, à Paris ou encore en Inde, il raconte ses souvenirs d'enfance, sa passion pour les livres, ses rencontres déterminantes avec Jacques Tati, Luis Buñuel ou encore Peter Brook.

« Mes parents me considéraient comme propriétaire d'un petit territoire auquel ils n'avaient pas accès. Mon père et ma mère ne pouvaient pas corriger mes dessins ou me dire: "Cette histoire ne vaut rien." Ils m'ont laissé grandir comme une fleur inhabituelle dans ce milieu. »

Jean-Claude Carrière

English version

Writer, storyteller, playwright, scriptwriter, actor and traveller, Jean-Claude Carrière tirelessly explores each and every field. At his family home in his native town of Colombières-sur-Orb in the South of France, in Paris or even in India, he talks about his childhood memories, his love of books and his decisive encounters with the likes of Jacques Tati, Luis Buñuel and Peter Brook.

“My parents considered me to be the owner of a land to which they had no access. My mother and father were incapable of correcting my drawings or telling me: ‘this story is worthless’. They allowed me to grow like a flower not usually seen in these parts.”

Jean-Claude Carrière, l'enchanteur de Danielle Jaeggi

France • documentaire • 2009 • 52mn • vidéo • couleur

Jean-Claude Carrière, l'enchanteur

Titre original

Jean-Claude Carrière, l'enchanteur

Interprétation

Générique

MONTAGE
Anne Souriau
IMAGE
Christophe Maizou
SON
Frank Hirsch
Noël Morrow
Asheesh Pandya
PRODUCTION
Kuiv Productions
France Télévisions

Birth

Résumé

Dix ans après la mort de l’homme qu’elle adorait, Anna est enfin décidée à se construire une nouvelle existence. Elle s’apprête à épouser Joseph. Alors que toute la famille prépare l’événement, un jeune garçon surgit qui déclare être la réincarnation du premier mari d’Anna.

« Un film adulte, ambitieux et élégant qui déploie des trésors de perversité. Nicole Kidman confirme qu'elle est l'une des plus grandes actrices contemporaines. C'est un film inhabituel par sa forme et son propos, un objet de prime abord chic et aseptisé qui devient de plus en plus perturbant, émouvant et triste, jusqu'à une conclusion franchement stupéfiante. »

François Baldin, les Inrockuptibles, 1er janvier 2004

English version

Ten years after the death of the man she loved, Anna has finally decided to build a new life for herself and is set to marry Joseph. Just as the entire family is preparing for the event, a young boy claiming to be the reincarnation of Anna’s first husband appears.

“A mature, ambitious and elegant film full of depravity. Nicole Kidman confirms herself to be one of the greatest actresses today. This is an unusual film in its form and subject matter, an object that initially seems chic and sterile, then becomes increasingly disturbing, touching and poignant before reaching its frankly staggering conclusion.”

Birth de Jonathan Glazer

États-Unis • fiction • 2004 • 1h40 • 35mm • couleur • vostf

Birth

Titre original

Birth

Interprétation

Générique

SCENARIO
Jean-Claude Carrière
Milo Addica
Jonathan Glazer
IMAGE
Harris Savides
MUSIQUE
Alexandre Desplat
MONTAGE
Sam Sneade
Claus Wehlisch
SON
Michel Barosky
Production
Regency Enterprises
Fine Line Features
New Line Cinema
Metropolitan FilmExport
SOURCE
Metropolitan FilmExport
INTERPRETATION
Nicole Kidman
(Anna)
Cameron Bright
(le jeune Sean)
Danny Huston
(Joseph)
Lauren Bacall
(Eleanor)
Arliss Howard
(Bob)
Michael Desautels
(Sean)
Anne Heche
(Clara)
Peter Stormare
(Clifford)

Controverse de Valladolid (La)

Résumé

Dans un couvent de Valladolid en 1550, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s'affrontent sur une question fondamentale: les Indiens du Nouveau Monde sont-ils des hommes comme les autres? Pour le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute. Face à lui, le philosophe Sepulveda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s'entendent sur un point: le nécessaire salut des âmes.

L'issue de cette controverse en forme de procès sera marquée par un coup de théâtre qui aura des conséquences sur le sort de plusieurs millions d'individus…

English version

In a monastery in Valladolid in 1550, some sixty years after the discovery of the New World, two men clash over a fundamental question: are the Indians of the New World men like any other? For the Dominican Las Casas, an ardent defender of the Indian cause, there is no doubt. His opponent, the philosopher Sepulveda, declares that certain peoples are born to be dominated. The two men agree on one point: the need to save their souls.

This debate in the form of a trial ends with a dramatic turn of events that influences the fate of several million people…

Controverse de Valladolid (La) de Jean-Daniel Verhaeghe

France • fiction TV • 1992 • 1h27 • vidéo • couleur

Valladolid

Titre original

Controverse de Valladolid (La)

Interprétation

Générique

SCENARIO
Jean-Claude Carrière
IMAGE
Gérard Vigneron
MONTAGE
Bernard Morillon
SON
Paul Sportiche
Production
Bakti Productions
SOURCE
INA
INTERPRETATION
Jean Carmet
(le légat du pape)
Jean-Pierre Marielle
(Las Casas)
Jean-Louis Trintignant
(Sepulveda)
Jean-Michel Dupuis
(le colon)
Claude Laugier
(Frère Ambrosiano)
Pascal Elso
(Frère Emiliano)

C'était la guerre

Résumé

Un épisode du livre de Carrière La Paix des braves, relatant les aventures d’un appelé du contingent soucieux de rendre une vache à un paysan pour remplacer celle qu’un soldat a tuée par jeu, sert de point de départ à l’histoire d’un village que les Français estiment « contaminé » par les « fellouzes ». Enjeu de deux groupes opposés – les moudjahidines d’un côté et l’armée française de l’autre – ce village devient le cadre d’une guerre psychologique.

« Lorsque j’ai proposé au commandant Azzedine, figure mythique de la guerre d’indépendance algérienne, de faire un film commun sur ce que fut notre guerre, il a littéralement sauté de joie. Très vite Ahmed Rachedi et Amazit Boukhalfa nous ont rejoints, et de notre côté, Maurice Failevic, lui-même ancien d’Algérie. Au départ, l’entreprise paraissait utopique. Mais l’idée toute nouvelle avançait avec une vraie force et tout s’élabora véritablement ensemble. Il nous fallait essayer de revivre la réalité, mais sous un habit de fiction. Ces deux activités sont moins éloignées qu’on ne le pensait naguère, elles peuvent même s’entraider. Quant au champ du possible, il est parfois plus ouvert qu’on ne croit. »

Jean-Claude Carrière

C'était la guerre de Maurice Failevic

France / Algérie • fiction TV • 1992 • 2 x 90mn • vidéo • couleur

C'était la guerre

Titre original

C'était la guerre

Interprétation

Générique

SCENARIO
Jean-Claude Carrière
Commandant Azzedine
Amazit Boukhalfa
Maurice Failevic
Ahmed Rachedi
d'après le livre de
 Jean-Claude Carrière
 La Paix des braves
et le livre du commandant Azzedine On nous appelait Fellagas
IMAGE 
Jean Monsigny
MUSIQUE
Michel Portal
MONTAGE
Claude Frèchède
SON 
Dominique Levert
Martin Boissau
Production
France 2
SOURCE
INA
INTERPRETATION
Benoit Giros
(Gachon)
Kamel Rouini
(Ali)
Nicolas Abraham
(Blanchot)
Roland Amstutz
(le colonel)
Yves Aubert
(le capitaine Colas)
Gérard Bignon
(Mijolle)
Gérard Dauzat
(un capitaine SAS)

Mahabharata (Le)

Résumé

Le Mahabharata est l’un des grands poèmes fondateurs de la culture indienne. L’Histoire de l’humanité nous y est contée à travers l’extraordinaire affrontement pour le pouvoir de deux familles cousines, les Pandavas et les Kauravas.

« Si l’art du conteur réside dans sa capacité à hypnotiser son public, on peut alors dire que Brook est un conteur par excellence. Ce film est un joyau, stupéfiant de simplicité, qui nous parcourt d’une grande émotion et rayonne de significations. Il a fallu neuf ans de recherches à Peter Brook et à son brillant et érudit scénariste Jean-Claude Carrière pour écrire ce fabuleux scénario. »

Lekha J. Shandar, Hindustan Times, 1er décembre 1989

English version

The Mahabharata is one of the great founding poems of Indian culture. The History of humanity is told through the extraordinary struggle for power between two related families, the Pandavas and the Kauravas.

“If the storyteller’s art lies in his ability to hypnotise his audience, then Brook is the ultimate storyteller. This is a gem of a film, stunning in its simplicity, which fills us with emotion and shines with meaning. It required nine years of research for Peter Brook and his brilliant and learned scriptwriter Jean-Claude Carrière to write the fabulous screenplay.”

Mahabharata (Le) de Peter Brook

Royaume-Uni / France • fiction • 1989 • 2h51 • vidéo • couleur • vostf

Mahabarata

Titre original

Mahabharata (Le)

Interprétation

Générique

SCENARIO 
Jean-Claude Carrière
Peter Brook
IMAGE 
William Lubtchansky
MUSIQUE 
Toshi Tsuchitori
MONTAGE 
Nicolas Gaster
Production
BAM
Channel Four
Les Productions 
du 3e Étage
Mahabharata Limited
SOURCE
MP Productions
INTERPRETATION 
Sotigui Kouyaté
(Bhisma)
Jean-Paul Denizon
(Nakula)
Mamadou Dioumé
(Bhima)
Miriam Goldschmidt
(Kunti)
Robert Langdon Lloyd
(Vyassa)
Vittorio Mezzogiorno
(Arjuna)
Bruce Myers
(Ganesha/Krishna)
Andrzej Seweryn
(Yudhishthira)

Jardinier récalcitrant (Le)

Résumé

Afin de lutter contre la propagation de maladies dont les graines seraient les vecteurs, la Société d'Alimentation Nouvelle impose la culture d'une variété de tomates sans pépins. À Lerné, un jardinier défend ses valeurs en faisant visiter le Musée du Laboureur et en conservant ses propres semences. Ce qui n'est pas du goût de la Société…

Alors qu'elle anticipait déjà les dérives de la normalisation alimentaire et de la biotechnologie, cette fable reste toujours d'actualité.

English version

In order to fight the spread of diseases supposedly carried by seeds, the Society for New Nutrition makes the cultivation of a seedless variety of tomatoes compulsory. A gardener in Lerné stands up for his beliefs by taking visitors on a tour of the Museum of Husbandry and continuing to use his own seeds. This is not to the liking of the Society…

This tale predicting the excesses linked to food standardisation and biotechnology still has great relevance today.

Jardinier récalcitrant (Le) de Maurice Failevic

France • fiction TV • 1983 • 1h30 • vidéo • couleur

Le Jardinier récalcitrant

Titre original

Jardinier récalcitrant (Le)

Interprétation

Générique

SCENARIO
Maurice Failevic
Jean-Claude Carrière
IMAGE
Charlie Gaëta
MUSIQUE
Michel Portal
PRODUCTION
TF1 Film Production
SOURCE
TF1
INA
INTERPRETATION
Philippe de Cherisey
(Martin)
Jean-Paul Schneider
(Nadal)
Maurice Vaudaux
(Perrin)
Pierre Condiche
(Granger)
Gabrielle Lazure
(Joan Hoplins)

Milou en Mai

Résumé

Une vieille dame s'éteint dans sa grande demeure du Sud-Ouest. son fils Émile, dit Milou, doux rêveur de soixante ans, convoque toute la famille pour l'enterrement. Très vite, il est question de rivalités dans l'héritage. Nous sommes en mai 1968, arrive alors de Paris, le petit-fils de Milou, qui amène avec lui les idéaux de liberté amoureuse…

« Situations et dialogues respirent la cohérence et la connais sance intime de nos mœurs. On reconnaît là, outre l’apport initial de Louis Malle, le ton de Jean-Claude Carrière qui insuffle au film son goût des plaisirs consommés et cette judicieuse impertinence qui en fait la légèreté. »

François Audé, Positif, février 1990

English version

An elderly lady passes away in her estate in the southwest of France. Her son Émile, known as Milou, a gentle dreamer in his sixties, summons the family for the burial. Bickering over the inheritance soon ensues. This is May 1968 and Milou’s grandson arrives from Paris, bringing with him his ideals of free love.

“The situations and dialogues are coherent and show an intimate understanding of our mores. In this we can detect, aside from the initial contribution of Louis Malle, the hand of Jean-Claude Carrière who imbues the film with his taste for consumed pleasures and the judicious impertinence responsible for the film’s lightness.”

Milou en Mai de Louis Malle

France / Italie • fiction • 1989 • 1h48 • 35mm • couleur

Milou en Mai

Titre original

Milou en Mai

Interprétation

Générique

SCENARIO 
Jean-Claude Carrière
Louis Malle
IMAGE 
Renato Berta
MONTAGE 
Emmanuelle Castro
SON
Jean-Claude Laureux
Production
NEF
TF1 Films Productions
Ellepi Films
SOURCE
Pyramide Distribution
INTERPRETATION 
Michel Piccoli
(Milou)
Miou-Miou
(Camille)
Michel Duchaussoy
(Georges)
Dominique Blanc
(Claire)
Harriet Walter
(Lily)
Bruno Carette
(Grimaldi)
François Berléand
(Daniel)
Paulette Dubost
(Mme Vieuzac)

Valmont

Résumé

Rien ne résiste aux entreprises de séduction de la Marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont. Unis dans leurs complots et leurs secrets, ils règnent sur les salons et les boudoirs de l'aristocratie. La jeune Cécile de Volanges, nouvelle proie de leurs débauches, devient le terrain d’affrontement de ces deux virtuoses de l’intrigue amoureuse.

« Pourquoi dire une comédie plutôt qu’un drame? J’espère que les deux éléments sont présents, on peut aller aussi loin dans la comédie que dans la tragédie. Je n’ai pas essayé de remplacer une tragédie par une comédie, j’ai ajouté des détails qui m’ont paru drôles. »

Milos Forman, Image et son, décembre 1989

English version

Nothing can resist the seductive schemes of the Marquise de Merteuil and Viscount de Valmont. Bound together by their plotting and secrets, they hold court over the sitting rooms and boudoirs of the aristocracy. Young Cécile de Volanges, the latest victim of their debauchery, becomes the battleground for these two masters of romantic intrigue.

“Why call it a comedy rather than a drama? I hope that both elements are present, one can go as far with comedy as with tragedy. I did not attempt to replace a tragedy with a comedy; I simply added details that I found funny.”

Valmont de Milos Forman

Royaume-Uni / France / États-Unis • fiction • 1989 • 2h20 • 35mm • couleur • vostf

Valmont

Titre original

Valmont

Interprétation

Générique

SCENARIO
Jean-Claude Carrière
Milos Forman
d’après Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos
IMAGE
Miroslav Ondricek
MUSIQUE
Christopher Palmer
MONTAGE
Alan Heim
Nena Danevic
SON
Christopher Newman
Production
Renn Productions
Timothy Burrill Production
SOURCE
Pathé
INTERPRETATION
Colin Firth
(Valmont)
Annette Bening
(Mme de Merteuil)
Meg Tilly
(Mme de Tourvel)
Fairuza Balk
(Cécile de Volanges)
Henry Thomas
(Danceny)
Siân Phillips
(Mme de Volanges)
Aleta Mitchell
(Victoire)
Fabia Drake
(Mme de Rosemonde)

Max mon amour

Résumé

Peter, diplomate anglais en poste à Paris, entretient des soupçons sur la fidélité de sa femme Margaret. Ayant engagé un détective privé, il apprend qu’elle loue un appartement. Continuant plus loin ses investigations, il découvre que son amant supposé n’est autre qu’un chimpanzé…

« Il ne s’agit absolument pas, on l’a compris, d’une histoire de zoophilie, mais plus radicalement de la question sans réponse: que veut une femme? Charlotte Rampling trouve ici son premier grand rôle, un rôle de diablesse qui corrompt et détruit l’ordre des choses et fait un trou (de serrure) dans le tissu des apparences. »

Pascal Bonitzer, Cahiers du Cinéma, juin 1986

English version

Peter, a British diplomat posted to Paris, suspects his wife Margaret of being unfaithful. After hiring a private detective, he learns that she has rented an apartment. Pursuing his investigations still further, he discovers that her supposed lover is none other than a chimpanzee.

“Clearly this is not a story about zoophilia, but, more radically, that unanswered question: what do women want? Charlotte Rampling gets her first major role as a she-devil who corrupts and destroys the order of things, making a (key) hole in the fabric of appearances.”

Max mon amour de Nagisa Oshima

France / États-Unis • fiction • 1985 • 1h39 • 35mm • couleur • vostf

Max mon amour

Titre original

Max mon amour

Interprétation

Générique

SCENARIO
Nagisa Oshima
Jean-Claude Carrière
MUSIQUE
Michel Portal
IMAGE
Raoul Coutard
MONTAGE
Hélène Plemiannikov
SON
Jean-Philippe Le Roux
Production
Greenwich Film Productions
Geenwich Films
SOURCE
Tamasa Distribution
Cinémathèque 
de Toulouse
INTERPRETATION
Charlotte Rampling
(Margaret)
Anthony Higgins
(Peter Jones)
Nicole Calfan
(Hélène)
Fabrice Luchini
(Nicolas)
Milena Vukotic
(la mère de Margaret)
Victoria Abril
(Maria)
Pierre étaix
(le détective)
Christopher Hovik
(Camille)
Sabine Haudepin
(Françoise, la prostituée)